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  • Mathieu Bernard

Comment le monde de l’éducation va à l’encontre des 3 fondamentaux d’épanouissement du cerveau

Mis à jour : janv. 15


Il est établi scientifiquement que nous sommes moins créatifs (et intelligents?) qu’avant.


Un chercheur spécialisé en performance créative nommé George Land a mené dans les années 60 une étude sur 1600 enfants de 5 ans pour arriver à la conclusion suivante : 98% des enfants sont scorés “hautement créatifs”. Il a testé à nouveau les même personnes tous les 5 ans. À l’âge de 10 ans, seulement 30% étaient encore dans la catégorie des “hautement créatifs”. Ce nombre a baissé à 12% à 15 ans, puis 2% à 25 ans. Alors qu’un enfant devient adulte, il désapprend la créativité. C’est comme si le comportement “non créatif” était appris.

D’après Yuval Noah Harari dans son fameux livre “Sapiens, a brief history of mankind”, il est fort probable que notre ancêtre le chasseur cueilleur d’il y a 30 000 ans était en moyenne plus intelligent et beaucoup plus créatif que l’homme d’aujourd’hui, car toute sa vie il devait utiliser toutes ses capacités physiques et mentales. Avant l’agriculture et l’organisation en villages, tout le monde devait savoir tout faire pour survivre.





Nous savons que notre système éducatif vieux d’un siècle est à bout de souffle.


Le métier de professeur n’est plus valorisé comme il le devrait, la standardisation des programmes provoque un nivellement par le bas, et surtout : l’école ne forme pas aux métiers d’aujourd’hui et de demain.

Notre système éducatif est un produit de la seconde révolution industrielle, une époque qui a catapulté la productivité comme le standard de référence. Sa mission de base était de d’entraîner les élèves à rentrer dans un moule, et se soumettre à l’autorité, bien en rang. Nous avons inventé un système pour traiter les élèves comme des pièces interchangeables et mesurables puisque les usines étaient faites de pièces interchangeables. Prenons le cas du redoublement : si l’élève est défectueux, on le retient une année de plus pour le refaire passer dans le process et corriger les défauts.


D’après Sir Ken Robinson (un autre expert en créativité), il y a 3 principes qui sont à la base de l’épanouissement du cerveau humain, et les systèmes dominants d’éducation actuels vont totalement à leur encontre.

Aujourd’hui les approches éducatives qui favorisent ces trois principes sont appelées “approches alternatives”. N’est-ce pas curieux ?

Nous sommes convaincu qu’il devrait en être autrement et c’est de cette conviction qu’est née l’école de vente Iconoclass.



Les 3 principes qui devraient être à la base de toute formation.


1/ Les êtres humains sont naturellement différents.


Prenez deux enfants de la même fratrie : les 2 sont à priori issus des même gènes et de la même éducation et sont pourtant complètement différents.


Or les systèmes actuels sont basés sur la conformité et la normalisation, les standards de discipline.

Les maths et les lettres sont nécessaires mais pas suffisantes pour le développement global du cerveau humain. L’école devrait favoriser les activités qui développent les autres types d'intelligences : l'intelligence spatiale, émotionnelle, interpersonnelle, corporelle, musicale…

La théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner tend à montrer que nous n’avons pas qu’une forme d’intelligence, mais plutôt 8 !


De plus en plus d’enfants sont diagnostiqués de troubles de l’attention. Mais est-ce eux le problème? Ou le programme qu’on leur propose? Donnez des activités rébarbatives à n’importe qui et au bout d’un moment son attention va chuter.


Nous avons simplement besoin de variété pour nourrir notre talent créatif naturel.


2/ Curiosité.


Il est prouvé que les enfants sont des apprentis naturels, et donc que si la curiosité est attisée, l’apprentissage se fait tout seul.


Les professeurs devraient donc être considérés comme ayant une profession créative: imaginer et innover sur tous les moyens afin de permettre à des personnes différentes d’apprendre.


Il faut comprendre qu’il y a une différence fondamentale entre “tâche” et “réalisation”. La tâche d’enseigner ne fait pas forcément apprendre. Or le but de cette tâche et de faire apprendre, et à la place on fait des tests pour évaluer les étudiants.

Les tests devraient venir en support du processus d’apprentissage et non pas en être la fin.